À l’initiative de l’Association DALO, 20 associations ou fédérations [1] lancent une campagne de plaidoyer qui va se dérouler jusqu’au 5 mars 2027, date du 20e anniversaire de la loi DALO.
Alors que nous constatons que la loi est de moins en moins bien respectée, que le nombre de personnes sans abri ou mal logées augmente et que la crise du logement touche une part croissante de la population, cette campagne vise à mettre le sujet du droit au logement dans le débat public à un moment déterminant de la vie politique de notre pays. Elle va nous permettre de porter un plaidoyer autour des idées suivantes.
Le droit au logement concerne tout le monde
En oubliant l’obligation de résultat contenue dans la loi DALO, l’action publique a laissé s’installer une crise du logement qui non seulement exclut les plus fragiles mais renchérit le coût pour tous. Faute de logement abordable, des salariés renoncent à un emploi, des jeunes aux études de leur choix, des locataires à leur projet d’accession à la propriété, des personnes handicapées vivent dans des logements inadaptés.
Le logement doit être abordable
La loi Besson, puis la loi DALO, ont défini le droit à un « logement décent et indépendant ». Face à la dérive des prix et aux processus de spéculation immobilière, nous proposons d’ajouter à cette définition le mot « abordable ». Non, il n’est pas normal de devoir consacrer plus du tiers de ses revenus à son logement !
La puissance publique a toutes les cartes en main
L’État et les collectivités disposent de tous les leviers et il n’y a pas d’obstacle qui ne puisse et ne doive être combattu par une action appropriée. La loi DALO a donné à l’État le rôle de garant du droit au logement. Il lui appartient d’en tirer les conséquences sur son action et de s’assurer du concours des collectivités qui exercent des compétences sur les politiques de l’habitat.
Le respect des droits fondamentaux est l’essence même de la démocratie
La loi DALO n’a fait que traduire un droit fondamental, reconnu par notre Constitution et inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Lorsque l’État ne respecte pas la loi, ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui sont mis en cause.
Nous refusons les discours d’exclusion et de haine
Face aux discours de rejet à l’encontre des immigrés et des plus pauvres, face à des choix politiques qui parfois opposent les besoins des uns à ceux des autres, nos associations portent l’exigence d’une société fraternelle. Nous attendons des responsables politiques qu’ils rassemblent, et non qu’ils divisent. Nous leur demandons de mener des politiques au service de tous, et en particulier des plus fragiles.
Nous appelons les associations et organisations de la société civile à rejoindre la campagne « DALO 2027 » :
Une adresse mail est spécifiquement dédiée à la campagne : DALO2027@assodalo.org
Bernard Lacharme
Président de l’Association DALO
[1] Association DALO – ATD Quart Monde – CNDH Romeurope – Collectif Handicaps – Confédération Générale du Logement – FAPIL – Fédération des Acteurs de la Solidarité – Fédération nationale des Samu sociaux – FNASAT Gens du voyage – Fondation pour le logement des défavorisés – Habitat et Humanisme – Institut Paul Bouchet - Les Enfants du canal – Ligue des Droits de l’Homme – Médecins du Monde – Secours Catholique – Solidarités Nouvelles pour le Logement – SOLIHA – UNAFO – Union Nationale des CLLAJ